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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 14:24

Rencontre exceptionelle avec Thich Nhat Hanh, maître zen vietnamien, à l'occasion d'une marche méditative pour la paix organisée le 22 octobre 2006 à Paris. 

 

Pour écouter l'interview cliquez sur "Thich Nhat Hanh ou la paix en marche"


ThayWalking-copie-1.jpg

 

Source audio : http://www.rfi.fr/radiofr/editions/072/edition_23_20061015.asp                                                         

Source image : http://www.parallax.org/about_tnh.html

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 22:40

Thich Nhat Hanh-copie-1  "La méditation bouddhiste comporte deux aspects – shamatha et vipashyana. Nous avons tendance à souligner l’importance de vipashyana – le « regard profond » qui nous apporte la vision profonde et nous libère de la souffrance et des afflictions. Mais la pratique de shamatha (« l’arrêt ») est fondamentale. Si l’on ne s’arrête pas, la vision profonde ne sera pas possible.

             Vous connaissez peut-être cette histoire zen que l’on raconte au sujet d’un homme et d’un cheval. Le cheval galope à toute allure et, de toute évidence, l’homme à cheval semble se rendre à un endroit important. Un autre homme se tenant au bord de la route lui crie : « Où vas-tu ? et le premier homme lui répond : « Je ne sais pas. Demandez au cheval. » C’est aussi notre histoire. Nous ne sommes pas différents de cet homme à cheval : nous ne savons pas où nous allons et nous ne pouvons pas arrêter le cheval. Ce cheval est notre énergie d’habitude qui nous pousse en avant, malgré nous. Nous passons notre temps à courir et c’est devenu une habitude. Nous luttons tout le temps, même en dormant. Nous sommes en guerre contre nous-mêmes et prêts à déclarer la guerre aux autres.

                Nous devons apprendre l’art de nous arrêter – arrêter nos pensées, nos énergies d’habitude, notre oubli et les émotions fortes qui nous gouvernent. Lorsqu’une émotion s’empare de nous, tel l’orage, nous ne sommes pas en paix. Nous allumons la télévision pour l’éteindre aussitôt après. Nous prenons un livre pour le reposer immédiatement. Comment peut-on mettre fin à cet état d’agitation ? Comment peut-on mettre fin à notre peur, notre désespoir, notre colère et notre avidité ? C’est possible en pratiquant la respiration consciente, la marche consciente, le sourire conscient et le regard profond qui permet la compréhension. Lorsqu’on est en pleine conscience, touchant profondément le moment présent, les fruits sont toujours la compréhension, l’acceptation, l’amour et le désir d’apaiser la souffrance et d’apporter de la joie.

                Mais nos énergies d’habitude sont souvent plus fortes que notre volonté. On dit et fait alors des choses qu’on ne voudrait pas faire, pour le regretter par la suite. On cause de la souffrance, à soi-même et aux autres, et beaucoup de dégâts. Ce n’est peut-être pas notre intention, mais on ne peut pas s’en empêcher. Pourquoi ? Parce que nos énergies d’habitude (vashana) nous poussent à le faire.

                Nous avons besoin de l’énergie de la pleine conscience pour reconnaître et apporter notre présence à notre énergie d’habitude afin de stopper la destruction en cours. Avec la pleine conscience, nous avons la capacité de reconnaître l’énergie d’habitude chaque fois qu’elle se manifeste. « Bonjour, mon énergie d’habitude, je sais que tu es là ! » Simplement en lui souriant, elle perdra déjà beaucoup de sa force. La pleine conscience est l’énergie qui nous permet de reconnaître notre énergie d’habitude et de l’empêcher de nous dominer.

                L’oubli est l’opposé. Nous buvons une tasse de thé, mais nous ne savons pas que nous buvons une tasse de thé. Nous sommes avec la personne que nous aimons, mais nous ne savons pas qu’elle est là. Nous marchons, sans vraiment marcher. Nous sommes ailleurs, en train de penser au passé ou au futur. Le cheval de notre énergie d’habitude nous emporte au loin, et nous sommes son captif. Nous avons besoin d’arrêter notre cheval et de reconquérir notre liberté. Nous avons besoin d’éclairer de la lumière de la pleine conscience chaque chose que nous faisons, afin que l’obscurité de l’oubli puisse disparaître. La première fonction de la méditation – shamatha – est de s’arrêter.

 

                La deuxième fonction de shamatha est de calmer. Quand on est sous l’emprise d’une émotion forte, on a beau savoir qu’il peut être dangereux d’agir, on n’a pas la force ou la clarté de s’abstenir. Nous devons apprendre l’art de la respiration consciente, l’art de cesser nos activités et de calmer nos émotions. Nous devons apprendre à devenir solides et stables comme un chêne, pour ne pas être emportés d’ici de là par la tempête. Le Bouddha nous a enseigné de multiples techniques pour nous aider à calmer notre corps et notre esprit et les regarder profondément. Ces techniques peuvent être résumées en cinq étapes :

  • Reconnaître. Si l’on est en colère, on dit : « Je sais que la colère est en moi ».
  • Accepter. Si l’on est en colère, on ne le nie pas. On accepte ce qui est présent.
  • Embrasser. On prend sa colère dans ses bras comme une mère prendrait son bébé en pleurs dans ses bras. Notre pleine conscience embrasse notre émotion et cela suffit déjà à calmer notre colère et à nous calmer.
  • Regarder profondément. Une fois notre calme retrouvé, nous pouvons regarder profondément ce qui a fait naître cette colère, ce qui a causé la gêne de notre bébé.
  • Pratiquer la vision profonde. Le fruit du regard profond  est la compréhension des nombreuses causes et conditions, principales et secondaires, qui ont fait naître notre colère, qui ont fait pleurer notre bébé. Notre bébé a peut-être faim, à moins que sa couche ne soit trop serrée. Notre colère a été déclenchée par les paroles blessantes qu’un ami vient de nous dire, et soudain on se rappelle qu’il ne va pas très bien aujourd’hui parce que son père est sur le point de mourir. Nous continuons de pratiquer le regard profond jusqu’à commencer à comprendre ce qui a pu causer notre souffrance. Avec la vision profonde, nous savons ce qu’il faut faire et ne pas faire pour changer la situation.

                Après le calme, la troisième fonction de shamatha est le repos. Imaginons qu’une personne lance un caillou dans la rivière. Le caillou se laisse couler lentement et atteint le lit de la rivière sans effort. Une fois qu’il a atteint le fond, le caillou ne bouge plus et laisse couler l’eau. Quand nous pratiquons la méditation assise, nous devons reposer comme ce caillou. Nous pouvons nous laisser couler naturellement dans la position assise – à demeurer sans effort. Nous devons apprendre l’art de nous reposer, de laisser notre corps et notre esprit se reposer. Si nous avons des blessures dans notre corps ou dans notre esprit, nous devons nous reposer de façon à ce qu’elles puissent guérir d’elles-mêmes.

                Le calme nous aide à nous reposer, le repos étant une condition indispensable à la guérison. Quand des animaux de la forêt sont blessés, ils cherchent un endroit pour s’allonger sans rien faire d’autre que se reposer pendant plusieurs jours. Ils ne pensent pas à manger ni à quoi que ce soit d’autre. Ils se reposent tout simplement, et c’est ainsi qu’ils guérissent. Mais lorsque nous autres humains tombons malades, nous angoissons ! Nous recherchons des médecins et des remèdes, sans nous arrêter pour autant. Même quand nous passons des vacances à la mer ou à la montagne, nous ne savons pas nous arrêter et nous rentrons encore plus fatigués qu’avant. Nous devons apprendre l’art de nous reposer. La position allongée n’est pas la seule position pour se reposer. On peut très bien se reposer en pratiquant la méditation assise ou la marche méditative. La méditation ne doit pas être laborieuse. Laissez simplement votre corps et votre esprit se reposer comme un animal dans la forêt. Ne luttez pas. Il n’y a rien à atteindre. J’écris un livre, mais je ne lutte pas. Je me repose aussi. Je vous en prie, lisez d’une manière joyeuse et reposée. Le Bouddha a dit : « Mon Dharma est la pratique de la non-pratique. (1)» Pratiquez de telle sorte que cela ne vous fatigue pas, et donnez à votre corps, à vos émotions et à votre conscience la possibilité de se reposer. Notre corps et notre esprit ont une capacité d’auto-guérison si on les laisse se reposer.

                L’arrêt, le calme et le repos sont les conditions nécessaires pour que la guérison puisse avoir lieu. Si l’on ne s’arrête pas, la destruction en cours ne fera que continuer. Le monde a besoin de guérison. Les individus, les communautés et les nations ont besoin de guérison."

 

(1) Dvachadvarimshat Khanda Sutra (Soutra aux quarante-deux paragraphes), Taisho 789.

 

Extrait deTHICH NHAT HANH. - Le Coeur des enseignements du Bouddha : Les quatre nobles vérités, le noble sentier des huits pratiques justes et autres enseignements fondamentaux du bouddhisme. - Paris, Editions de La Table Ronde, 2000. - Chp 6. L'arrêt, le calme, le repos et la guérison. P.32-42. - 2-7103-0987-4

Source image : http://www.samspadesf.com/2010/11/metropolitan-museum-of-art-agrees-to.html

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 13:14

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Source image : http://villagedespruniers.net

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 11:33

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Apprise au Village des Pruniers - lieu d'enseignement et de résidence de la sangha de Thich Nhah Hanh - la méditation des quatre postures est une pratique très intéressante. Ne serait-ce que parcequ'elle permet de cultiver l'attention avec douceur, puisqu'il s'agit de rester vaste et d'acceuillir dans le mouvement. Les mains posées sur soi détendent et appaisent. Je tiens à remercier notamment Phap Bân et Phap An pour nous avoir retransmis cette belle pratique. 

 

Les Quatre Postures se pratiquent :

Debout, en Marchant, Allongé, puis Assis en tailleur ...

Cette méditation peut-être pratiquée si l'on a par exemple trop de pensées pour s"asseoir.

  • Tout d'abord on commence par faire des mouvements rapides (ex: Courir sur place, Sauts sur place, Croisements des bras) de manière à mieux sentir sa respiration.
  • On pose une main sur son ventre et l'autre sur sa cage thoracique de manière à mieux sentir le mouvement de la respiration durant  la pratique.
  • Puis on suit sa respiration durant cinq cycles respiratoires toujours debout, avant de changer de posture. On commence alors à marcher lentement, l'esprit apaisé, vigilant. La pratique est toute simple, on suit sa respiration, des sensations corporelles peuvent se manifester, durant la marche etc. mais on reste ouvert sans perdre le fil avec sa respiration sans cesser de compter de 1 à 5 et si l'on se perd, que l'on ne sait plus où l'on en est, alors on recommence à 1... Si l'on devait pratiquer ceci en groupe, - ce que je conseil - on resterait attentif à ses voisins, en se déplacant avec douceur conscient des personnes qui nous entourent.

 

Source image : Internet - Statue du bouddha au hameau du haut, village des pruniers

Source texte : Village des Pruniers, retranscription suite à cette pratique

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 20:35

 

Lotus-citation-2-copie-4.jpg

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 11:51

g030-large"Le maître Zen Rinzaï, Lin Tchi, a dit : "Le miracle c'est de marcher sur terre, non pas de marcher sur l'eau ou sur le feu. Le vrai miracle est de marcher sur cette terre." Et pourquoi ne feriez-vous pas de miracle juste en marchant ! Quand vous en avez assez de vous concentrer intérieurement, un pas peu vous nourir, vous transformer. Un pas fait en Pleine Conscience peut vous conduire dans le royaume de Dieu. C'est possible. Vous pouvez le faire aujourd'hui même. Parmis nous, il y'a des hommes, des femmes qui peuvent le faire. La vie est trop précieuse pour que l'on se perde dans ses idées, ses notions, sa colère, son désespoir. Il faut s'éveiller à la réalité merveilleuse de la vie. Il faut commencer à vivre pleinement et véritablement chaque moment de sa vie quotidienne.

Quand vous tenez votre tasse de thé dans la main, faites-le en étant là à cent pour cent. Vous savez comment faire : une inspiration profonde, une expiration douce, le corps et l'esprit se rejoignent. Vous êtes vraiment là , absolument vivant, présent. C'est une pratique de dix ou quinze secondes, et soudain le thé se révèle à vous dans toute sa splendeur, sa merveille. Avec cent pour cent de votre présence, vous entrez en contact avec le thé. La pratique, c'est la pratique du bonheur. Sans amour, sans liberté, il n'y a pas de bonheur. Il n'y a pas de bonheur sans concentration.

Quand vous mangez une orange, essayez de pratiquer la concentration. vn22_s-copie-1.jpgMangez-la de manière que le plaisir, la joie et le bonheur soient possibles durant tout ce temps. Nous pouvons appeler cela la méditation de l'orange. Vous posez une orange dans la paume de la main. Vous la regardez, la respirez en sorte qu'elle se révèle à vous comme une merveille. Pour moi, une orange n'est rien de moins qu'une merveille. C'est tout à fait comme vous-même, qui êtes une merveille de la vie. Vous êtes une manifestation devant moi, une merveille. La pratique a pour objet la joie quotidienne, la liberté. Nous sommes suffisamment intelligents pour appliquer l'enseignement dans notre vie de tous les jours. Nous devons utiliser notre temps avec beaucoup d'intelligence. Le temps n'est pas seulement de l'argent, il est beaucoup plus précieux que cela : il est la vie. Une journée de vingt-quatre heures, c'est long, mais savez-vous la gérer ? Il faut vous investir à cent pour cent pour organiser celles qui vous sont données à vivre. Vous pouvez en faire une légende pour vous et vos petits-enfants, si vous vivez chaque moment de votre vie quotidienne. Vous pouvez le faire, ce n'est pas trop difficile, et c'est la pratique."

 

- extrait de Toucher la vie (éditions Dangles)

 

Source du texte : Revue Terre du ciel

Source images : http://gallery.shambhalasun.com/_product_39709/Peace_is_every_step

                               http://villagedespruniers.net/index.lasso?famille=Vie%20monastique&langue=francais

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 21:26

thichnhathanh-copie-1.jpg

 

  "Va lentement.

Ne te hâte pas.

  Chaque pas t'amène au meilleur instant de ta vie :

l'instant présent."

 

"Go slowly.

Don't rush.

Each step brings us the best moment in life :

the present moment."


Thich Nhat Hanh

 

 

Source texte : http://www.hommesdeparole.org/

Source image : Photo du village des pruniers trouvée sur internet

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 16:59


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LA JOIE SUR LA VOIE SPIRITUELLE [extraits]

Transformer les états mentaux et les sensations difficiles


Une contribution d’Annabelle Zinser paru dans la revue allemande Interzein. Traduction Marie-Anne Tattevin.

 

[...]

 

Transformer les sensations neutres en joie.


Thich Nhat Hanh nous dit : « Lorsque nous n’éprouvons pas de joie sur la voie spirituelle, il y’a quelque chose qui ne va pas dans notre pratique, et il faut en parler avec une personne qui a de l’expérience dans la pratique, et auprès de qui nous pouvons éprouver cette joie dans la vie et dans la pratique spirituelle. »


Il décrit de quelle façon, il peut y avoir de la joie chaque jour, par exemple lorsque nous prenons conscience des sensations neutres.  Ne pas avoir mal à la tête, au dos, à l’estomac ou aux dents, sont des exemples de sensations neutres. On pourrait rajouter, sur le plan mental, ne pas ressentir  de dépression, de colère, de désespoir ou de culpabilité. Le fait de prendre réellement conscience de cet  état peut nous apporter instantanément de la joie, parce que nous nous souvenons de la sensation désagréable liée au désespoir, à la colère, à la culpabilité et à la dépression, et quand nous sommes libres de ces états désagréables, sur le plan physique et psychique, alors une sensation neutre se transforme en sensations agréable, source de joie.

 

[...]

 

Transformer les états mentaux

 

[...]

 

...ancrer totalement notre esprit dans le premier principe de la pleine conscience, c’est-à-dire l’attention au corps, sentir le mouvement de la respiration, faire une méditation marchée, la vaisselle en pleine conscience, etc, pour faire naître en notre esprit le calme et la sérénité, pour pouvoir comprendre toute la situation à un niveau plus profond, afin que les nœuds de notre esprit, qui nous paraissent insolubles, puissent se transformer.

 

[...]

La joie peut alors jaillir, dès lors que nous nous entraînons à examiner et laisser aller nos perceptions, nos opinions, nos représentations mentales. En observant ce que nous pensons dans une situation donnée, comment les choses devraient être, comment les gens devraient se comporter, etc. et en étant totalement ouvert, pour pouvoir accepter cette personne ou cette situation telle qu’elle se présente, alors nous découvrons une source de joie.

 

Le corps et l’esprit en parfaite harmonie

 

[...]

 

Souvent, même, il peut se produire que la méditation formelle n’est pas vraiment réjouissante, parce qu’il y’a une douleur dans l’épaule, ou la sensation d’une armée de fourmis qui se promène sur le visage, et alors l’esprit s’échappe dans toute les directions, et on est sur le point de se lever brusquement en disant que non, on est un cas désespéré, on n’est pas fait pour ce genre d’exercice spirituel. Et puis, on se souvient des instructions de base de la méditation, observer simplement ce qui se passe, sans juger, se contenter de remarquer et simplement désigner par la voix intérieure, et on reste alors assis sur son coussin, avec juste la dose de paix qu’il est possible d’avoir à ce moment. Et c’est justement cette dose de paix qui fait que, le reste de la journée, on se sent plus paisible, puisque, dès le matin, on s’est entraîné à rester assis en paix.


Et peut-être, le soir même, alors qu’on est simplement assis dans la cuisine ou sur un banc dans un parc, on ressent soudain une paix intérieure profonde, une détente du corps et de l’esprit dont on aurait jamais osé rêver. Cet état de calme et de joie profonde n’aurait peut-être pas pu s’installer si on n’était pas, le matin, resté assis malgré les nombreuses irritations, les accueillant avec bonté et compassion pour soi-même, au lieu de prendre la fuite.

 

[...]

 

Ce n’est qu’en étant attentif à nos pensées, à notre façon de parler et d’agir, que nous pouvons prendre conscience de ces schémas répétitifs et les dénouer.

Un jour, une femme de soixante-dix ans répondait à une amie, qui lui demandait comment elle pouvait rayonner tant de joie. Elle dit ceci : « Mon secret, c’est que je me facilite la vie. Je passe le plus clair de mon temps à remercier pour ce que j’ai, au lieu de penser à tout ce qui ne va pas si bien dans ma vie. »

 

Annabelle Zinser,

Véritable parfum des entraînements à la pleine conscience. Elle pratique à la Source de la Compassion, à Berlin.

 

Vous pouvez vous abonner à la revue "Ici et Maintenant" - Magazine Zen/Spiritualité  & Ecologie en grande partie consacrée à l'enseignement du maître zen Thich Nhat hanh.

Je donne ici leur adresse mail afin que vous puisssiez leur demander tous les renseignements nécessaires : ici.et.maintenant@skynet.be

 

Source texte : Revue "Ici et Maintenant"

Source image : ?

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 18:51

Couverture - Vivre en pleine conscience

 

Un cours texte de Thich Nhat Hanh trouvé sur le site Buddhaline, un site merveilleux regorgeant d'enseignements, de contes bouddhistes des diverses traditions. Vous trouver le liens dans le menu "Liens". Bonne lecture !


"Selon le bouddhisme, il y a quatre composantes de l’amour véritable.


1— Maitrî, qui peut se traduire par bonté aimante, bienveillance. La bonté aimante n’est pas seulement la volonté de rendre une personne heureuse, d’offrir de la joie à cette personne aimée. C’est la capacité d’offrir de la joie, du bonheur, à la personne que vous aimez ; car même si vous avez l’intention de l’aimer, votre amour peut faire souffrir cette personne.

Il faut de l’entraînement pour pouvoir aimer correctement ; et pour pouvoir offrir du bonheur, de la joie, vous devez pratiquer le regard profond dirigé vers cette personne-là. Parce que si l’on ne comprend pas la personne, on ne peut pas l’aimer correctement. La compréhension est l’essence de l’amour. Si l’on ne peut pas comprendre, on ne peut pas aimer. Tel est le message du Bouddha. Si le mari, par exemple, ne comprend pas les difficultés les plus profondes de sa femme, son aspiration la plus profonde, s’il ne comprend pas sa souffrance, il ne pourra pas l’aimer comme il faut. Sans compréhension, l’amour n’est pas une chose possible.

Comment faire pour comprendre une personne ? Il faut avoir du temps, il faut pratiquer le regard profond dirigé vers cette personne. Il faut être là, attentif, il faut observer, il faut regarder. Et le fruit de ce regard profond s’appelle la compréhension. L’amour est une chose véritable s’il est fait d’une substance appelée compréhension.

 

2— La deuxième composante de l’amour véritable est la compassion : karunâ. Ce n’est pas seulement la volonté de soulager la douleur chez une autre personne, mais la capacité de le faire. Il faut pratiquer le regard profond pour bien comprendre la nature de la souffrance de cette personne, afin de pouvoir l’aider à se transformer. La connaissance, la compréhension sont toujours à la base de la pratique. La pratique de la compréhension, c’est la pratique de la méditation. Méditer, c’est regarder profondément dans le cœur des choses.

 

3— La troisième composante de l’amour véritable, c’est la joie : muditâ. S’il n’y a pas de joie dans l’amour, il ne s’agit pas d’amour véritable. Si l’on souffre tout le temps, si l’on pleure tout le temps et si l’on fait pleurer celui ou celle que l’on aime, ce n’est pas véritablement de l’amour, c’est même son opposé. Si dans votre amour il n’y a pas de joie, vous pouvez être certain qu’il ne s’agit pas d’amour véritable.

 

4— La quatrième composante est upékshâ, l’équanimité, ou bien encore la liberté. Dans l’amour véritable, on obtient la liberté. Quand on aime, on offre la liberté à celui ou à celle qu’on aime. Dans le cas contraire ce n’est pas de l’amour véritable. Il faut aimer de telle sorte que la personne aimée se sente libre, non seulement autour d’elle mais aussi à l’intérieur. « Chéri(e), as-tu assez d’espace dans ton cœur et autour de toi ? » Voilà une question intelligente pour vérifier si votre amour est une chose véritable."

 

Source texte : Vivre en plein conscience - paix et joie dans les tribulations de la vie - Ed Terre du Ciel - 1997 * Merveilleux petit ouvrage de Thich Nhat Hanh, le vénérable moine bouddhiste vietnamien.

Trouvé sur le site : http://www.buddhaline.net/spip.php?article1486

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 12:31

moine-steph.jpg" Comment les heures assises peuvent-elles imprégner les heures non-assises ?

Nous devons apprendre à pratiquer de façon à ce qu'un gatha (petit poème de pratique; ndt), une seule minute de méditation assise puissent influencer le reste de la journée.

Chaque action, chaque pensée produisent un effet; si je frappe dans mes mains, chaque chose en est affectée, même les lointaines galaxies.

Chaque méditation assise ou marchée aura un effet sur votre vie quotidienne, et aussi sur la vie des autres. Ceci doit être la base de notre pratique.
Lorsque nous pratiquons la méditation assise et marchée, nous devons être plus attentifs à la qualité qu'à la quantité. Il faut pratiquer intelligemment.  Nous devons créer une pratique adaptée aux circonstances"

Thich Nhat Hanh

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Au cœur d’un hiver, il arrive parfois qu’on oublie la Vie alors qu’elle fourmille loin des regards, en silence et en secret, dans la pudeur de Son Mystère…
Et puis, l’humain amène la couleur de son visage, comme un printemps, chaque couleur étant nouvelle…
Et la désolation se transforme en acclamation !
Berceau nouveau d’un avenir meilleur, paix espérée pour la Terre entière…
La Nature, dans sa louange silencieuse, déployant ses accents au fil des saisons…
Réapprend à l’Homme… l’Amour !
Il suffit parfois d’un seul arbre, au tronc solide et aux racines profondes, aux branches qui acclament le Ciel et embrassent la Terre comme des bras qui s’ouvrent pour accueillir l’autre…
Il suffit parfois d’un seul arbre pour réapprendre à aimer la forêt…

Michèlle, le 26 septembre 2011

 

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Source  :  http://www.hommesdeparole.org [Phrase de la semaine]

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