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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 09:17

perroquet.jpg

 

Punjaji (appelé Papaji par ses dévots) raconta alors l'histoire suivante : "Un homme avait été initié dans le mantra 'Sri Ram Jai Ram Jai Jai Ram', il l'avait répété toute sa vie, l'avait copié toute sa vie. Lorsqu'il lui rendit visite, cet homme était alors très vieux. Il était devenu myope et copiait toujours le mantra sur son cahier. Il l'avait copié des millions de fois, mais lorsqu'il vit l'arrivant, il voulut se redresser. Son dos lui fit mal et il dit : Aïe ! ("I" en anglais (je))."

Après toute une vie de répétition du mantra, le "je" était encore là. Ainsi la simple répétition mécanique du mantra ne sert pas à grand chose. Comme le dit Yogiji, ce qui est important, c'est "absolute faith and total surrender" : "foi absolue et total abandon".

Extrait de "Le japa du perroquet"

 

 

C'est histoire est extraite d'un site consacré au Yogi Ramsuratkumar. Vous pouvez vous y rendre en cliquant ici.

 

Source texte : Gaura Krishna. Le japa du perroquet [en ligne] (page consultée le 07 mai 2011). Adresse URL : http://pages.intnet.mu/ramsurat/Perroquet.html

Source image : http://www.flickr.com - Photo de Lisa Giana

Contrat Creative CommonsCe(tte) oeuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Paternité - Partage à l'Identique 2.0 France.

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 20:28

Aujourd'hui, je vous propose de découvrir une "méthode préconisée par Râmana Maharshi dans la perspective de ce qu'il nommait vichara, l' "investigation", la quête du soi profond".

 

"La méthode préconisée par Râmana Maharshi a l'avantage de pouvoir se combiner à la respiration et à l'usage des sons intérieurs dont on a déjà dit quelques mots :


à l'inspir, l'adepte prononce mentalement  

ko'ham (« qui-moi », c'est à dire « qui suis-je? ») ; 

à  la rétention (qui ne devra pas être forcée, il ne s'agit pas d'un prânâyâma),

 so'ham (« Lui-moi », c'est à dire je suis le Soi, le non mental) ;  

à l'expir, 

nâ'ham (« pas moi », je ne suis pas ce corps ni ce mental).


Ces trois formulations – interrogative, affirmative, négative – couvrent pour ainsi dire tout le champ de la métaphysique. Mais l'on évitera, lors de l'exercice, de les analyser et de les manipuler en mode discursif ou dialectique. Une telle réflexion n'a sa place qu'avant ou après la pratique elle-même.

Pendant celle-ci on préférera se laisser porter par le rythme simple et puissant des sons intérieurs. Ils sont comme des semences qui germeront d'elles-mêmes dans le terreau de notre inconscient."

 

 

BCONCC Ce passage est extrait de "L'art de la concentration", de Pierre Feuga. Un très bon bouquin qui explore différentes manières de développer sa concentration, son attention...  au travers de pratiques issues de différentes traditions. Je vous renvoie aussi au site internet, de cet auteur,  où l'on trouvera ses ouvrages résumés ainsi que des articles sur le tantra, le shivaisme tantrique du cachemire, des notes de lectures, etc.  

Une tradition à découvrir sur le  Site de Pierre Feuga .

Malheureusement, Pierre Feuga nous a quitté en 2008. Il avait sans doute encore beaucoup de choses à retransmettre.

 

Source texte : Extrait de FEUGA Pierre. - L'art de la concentration. - Paris : Albin Miche, 2003. - Chap. III Les Objets internes de la concentration - Concepts, thèmes abstraits, koans. - P.69-70.. - ISBN : 2-226-05969-5

Source image : http://pierrefeuga.free.fr/indexbis.html

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 19:00

Voici une vidéo où Papaji répond en français à une question qui lui a été posée :

"Peux-tu me montrer Dieu ?"

 

 

 

 

Et voici deux textes à propos de Papaji, de son enseignement et de sa vie.


Une courte biographie :

Papaji_1.jpg  "Sri H.W.L. Poonja (1910 - 1997), affectueusement désigné sous le nom de   Papaji, a eu sa première expérience d'Eveil à l'âge de neuf ans. Ce n'est que bien plus tard, en 1944, qu'il a rencontré Sri Ramana Maharshi,dont il fut un proche disciple.

On ne peut réellement dire si Ramana Maharshi a eu des disciples ou non, car lui-même ne l'a jamais confirmé, tant était vaste sa nature et insaissable son expérience du Soi. On peut dire qu'auprès de lui Papaji, alias HWL Poonjaji, a réalisé sa nature infinie.

Étant  chef de famille, Papaji a continué à travailler jusqu'à sa retraite en 1966, pour subvenir aux besoins de sa nombreuse (et exigeante) famille. Il s'est ensuite établi à Lucknow, Inde, et a reçu des visiteurs du monde entier en quête d'eux-même. Papaji a quitté son corps le 6 Septembre 1997."

 

 

De Gangadji à propos de son maître :

"J'ai parlé de mon maître, Papaji, à de nombreuses reprises, dans une infinie variété de situations, et pourtant je n'ai jamais réussi à dire qui il est. Tout ce que je peux dire à son sujet se base en fait sur ce je connais de lui et se fonde sur des souvenirs d'expériences ou d'événements. Les événements de sa vie ne sont pas qui il est, pas plus que les événements de votre vie ne sont qui vous êtes.

Qui est Papaji, en réalité, c'est ce que vous êtes. Cette reconnaissance, c'est la promesse qu'il m'a faite. Il la tient continuellement, de plus en plus profondément à chaque instant, et il utilise cette forme, Gangaji, pour vous offrir cette promesse. L'offrande, c'est de savoir qui vous êtes, de reconnaître ce que vous êtes déjà.

Par mystère, Papaji s'est éveillé très jeune à la vérité de qui il était. Par un plus grand mystère, il fut mené au pied de son gourou, Ramana, afin que la révélation profonde de la vérité de sa nature réelle puisse être confirmée et perpétuée infiniment.

À l'âge de seize ans, Ramana(1) eut une profonde prémonition de mort. Plutôt que de fuir cette expérience, il choisit simplement d'explorer la mort, de s'allonger physiquement par terre et de poser la question : Qui est celui qui meurt? Il ne recherchait ni réconfort, ni réponse facile, ni soulagement, quel qu'il soit. Il ne cherchait que la vérité. Parce que son intention était pure et son investigation sincère, il s'éveilla à la vérité de son être. Ce fut un immense éveil.

Il reçut plus tard le nom de Ramana de la part des gens qui commençaient à s'assembler autour de lui pour s'abreuver de son éveil, pour s'éveiller au contact de sa grâce. L'un d'entre eux était mon gourou, H.W.L. Poonja (Papaji), un ancien officier de l'armée du Punjab, qui vint trouver Ramana pour exiger qu'il lui donne tout ce qu'il avait.

Papaji lui demanda : « Peux-tu me montrer Dieu? »

Ramana répondit : « Je ne peux que te montrer qui tu es. Les dieux naissent et meurent. Mais ce que tu es est éternel. »

À cet instant, ce que Papaji avait entrevu quand il était petit garçon lui fut confirmé.

Quand je me suis retrouvée devant chez Papaji, je me suis abandonnée à une énorme force de la Nature qui révélait la même force à l'œuvre en moi. J'étais enchantée de tomber en prosternation à ses pieds, de baiser la poussière de ses pieds, de demander la permission de rester assise auprès de sa porte, à la balayer pour le reste de mes jours. Mais quand il a vu quel genre de ménagère je suis, il a décliné mon offre. Alors je lui ai demandé de se servir de moi comme il voulait, sans idée de limite, de restriction ou de condition aucune. Il a choisi de m'utiliser pour aller à votre rencontre.

Lors de ma rencontre avec Papaji et quand je l'ai accepté, il m'a présenté son gourou, Ramana. Papaji m'a dit que ce nom, Ramana, signifie « ce qui demeure dans le cœur de tout être ». Il ne s'agit pas de quelque chose qui prenne une forme indienne ou américaine, orientale ou occidentale, qui réside dans le passé, le futur ou même dans le présent. Ce qui demeure dans le cœur de chaque être englobe tous les temps, tous les espaces, toutes les réalisations.

L'investigation du soi: voilà l'invitation vivante offerte par le pouvoir et la grâce de Ramana, à travers Papaji et directement jusqu'à vous. En me rencontrant, en m'acceptant, vous faites la rencontre de mon gourou, Papaji. Si vous m'écoutez et que vous explorez ce que je dis sans l'accepter ni le rejeter, vous l'entendrez, lui. Si vous l'entendez, vous verrez Ramana. Et Ramana est ce que vous êtes.

Le message que mon maître a pour vous, c'est : « Arrête. Sois tranquille. » Quand l'esprit parvient au repos, il n'y a pas d'esprit. Il y a transparence. Il n'y a aucune obstruction, aucun voile entre vous et vous-même.

Arrêter de maintenir le mensonge de ce que l'on pense être, c'est la mort. La même mort que celle qu'a rencontrée Ramana à l'âge de seize ans. Cette rencontre avec la mort, qui s'est produite dans une maison du Sud de l'Inde en 1896, voilà le cadeau que Ramana et mon maître vous offrent. En vérité, c'est le cadeau que vous fait votre propre cœur, l'offrande du satgourou, le véritable gourou, l'immense et indéniable puissance qui est ce que vous êtes.

Cette force, elle n'appartient ni à vous, ni à Gangaji, ni à Papaji, ni même à Ramana. Elle n'appartient à personne mais elle n'existe séparément de personne. Reconnaître cette force, célébrer cette force et, finalement, offrir toute sa vie cette force, voilà ce qu'enseigne le satgourou: le véritable gourou qui demeure dans le cœur de tout être."

Gangadji

(1) Ramana Maharshi (1879-1950) compte parmi les plus grands maîtres de l'Inde contemporaine. Sans aucune étude ni initiation, il atteignit l'illumination et vécut en ermite dans la sainte montagne d'Arunachala. Son enseignement principalement oral attira à lui des milliers d'Indiens et d'occidentaux. A la fois conforme à la vérité la plus profonde des textes sacrés de l'hindouisme et détachée d'une érudition sclérosante, sa parole s'autorisait des excursions dans la pensée évangélique qu'il éclairait d'un jour nouveau. En maître socratique, il ne donnait jamais de leçons magistrales, mais se contentait de répondre aux questions qu'on lui posait et d'en susciter de nouvelles. 

 

Source 1er texte : http://www.gangaji.org/index.php?modules=content&op=francais5

Source 2ème texte : http://sesame-yoga.over-blog.com/article-32914589.html

Source biographie de ramana maharshi : http://www.amazon.fr/LEnseignement-Ramana-Maharshi-Eleonore-Braitenberg/dp/2226159045

Source image : http://fr.wikipedia.org/wiki/H.W.L._Poonja - Photo de Ron Zeiler

Source vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=cxyi3N7bOsw&feature=player_embedded

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 12:59

Sage non-dualiste de l’Inde contemporaine, Poonja, nommé Papaji par ses disciples, reçut, à Lucknow au nord de l’Inde où il passa les dernières années de sa vie, de très nombreux chercheurs de vérité. Sa rencontre avec Ramana Maharshi, présentée ici, détermina son éveil et sa façon directe d’enseigner.

 

 Poonja-copie-1.jpgJe m’assis devant lui et commençai à lui raconter mon histoire. « Pendant vingt-cinq ans, j’ai fait une sadhana qui consistait principalement à répéter le nom de Krishna. Ces derniers temps j’atteignais 50 000 répétitions par jours. Je lisais aussi beaucoup d’ouvrages sur la spiritualité. Puis Rama, Sita, Lakshmana et Hanuman me sont apparus. Après leur départ je n’ai plus été capable de reprendre ma pratique spirituelle. Je n’arrive plus à répéter le nom de Krishna. Je ne peux plus lire mes livres. Je ne peux plus méditer. Je ressens un grand calme au fond de moi, mais il ne me reste plus aucun désir de porter mon attention sur Dieu. En fait, je n’y arrive pas, quelles que soient mes tentatives. Mon mental refuse de s’immerger dans des pensées de Dieu.
Que m’est-il arrivé et que dois-je faire ? »

   

Le Maharshi me regarda et demanda : « Comment êtes-vous venu de Madras ? »

Je ne voyais pas l’intérêt de la question, mais je lui répondis poliment : « En train.»

– Et que s’est-il passé quand vous êtes arrivé en gare de Tiruvannamalai ?

– Eh bien, je suis descendu du train, j’ai remis mon billet et j’ai loué une charrette à bœufs pour me rendre à l’ashram.

– Puis vous êtes arrivé à l’ashram et vous avez payé le chauffeur ; qu’est-il advenu de la charrette ?

– Elle a dû repartir en ville, je suppose, dis-je, encre incertain du but vers lequel tendait cet interrogatoire.

 

Le Maharshi expliqua alors ce à quoi il voulait en venir.

« Le train vous a amené à votre destination. Vous en êtes descendu parce que vous n’en aviez plus besoin. Il vous avait amené à l’endroit où vous désiriez vous rendre. Il en est de même pour la charrette. Vous en êtes descendu après être arrivé à Ramanasramam. Vous n’aviez plus besoin ni du train ni de la charrette. Ils ont été des moyens pour venir ici. Maintenant que vous êtes arrivé, ils ne vous sont plus d’aucune utilité. C’est ce qui s’est passé avec votre sadhana. Votre japa [répétition de noms divins], vos lectures et vos méditations vous ont amené à votre destination spirituelle. Vous n’en avez plus besoin. Ce n’est pas vous qui avez abandonné vos pratiques, ce sont-elles qui vous ont quitté d’elles-mêmes, parce qu’elles ont rempli leur fonction. Vous êtes arrivé. »


Puis il me fixa attentivement. J’avais la sensation que mon corps et mon mental étaient entièrement lavés par des vagues de pureté. Son regard silencieux les purifiait. Je sentais qu’il regardait intensément dans mon Cœur. Sous ce regard envoûtant, chaque atome de mon corps était purifié. C’était comme si un nouveau corps était créé pour moi. Un processus de transformation prenait place, l’ancien corps mourait, atome par atome et un nouveau corps était créé à sa place. Puis, tout à coup, je compris. Je compris que cet homme qui m’avait parlé était, en fait, ce que j’étais déjà moi-même, ce que j’avais toujours été. Il y eut soudain un instant de reconnaissance et je devins présent au Soi. J’utilise délibérément le mot “reconnaissance”, car dès que l’expérience me fut révélée, je sus, sans erreur possible, que c’était le même état de paix et de bonheur que celui dans lequel j’avais été plongé à l’âge de huit ans, à Lahore, au moment où j’avais refusé de prendre la boisson à la mangue. Le regard silencieux du Maharshi rétablissait en moi cet état primordial, mais de façon permanente cette fois. Le “je”, qui avait si longtemps recherché un dieu extérieur, parce qu’il voulait retourner à cet état originel d’enfance, périssait dans la connaissance et le vécu direct du Soi que me révélait le Maharshi. Je ne peux pas décrire précisément ce qu’était ou ce qu’est ce vécu et les livres ont raison de dire qu’il ne peut pas être exprimé en mots. Je ne peux parler que des choses périphériques. Je peux dire que chaque cellule, chaque atome de mon corps s’éveillèrent à l’attention tandis qu’ils reconnaissaient et vivaient tous le Soi qui les animait et les portait, mais il m’est impossible de décrire l’expérience en elle-même. Je savais que ma recherche spirituelle était terminée pour de bon, cependant la source de cette connaissance restera toujours ineffable.

 

[…]


Avec le recul, je comprenais enfin que la question “Qui suis-je ?” était l’unique question que j’aurais dû me poser bien des années auparavant. J’avais vécu une expérience directe du Soi à l’âge de huit ans, puis j’avais passé le reste de ma vie à essayer de la retrouver.

 

H.W.L. Poonja, A la Source de l’Être, Entretiens avec H.W.L. Poonja, InnerQuest, 2001, pp. 60-63.

 

Source texte et image : http://www.revue3emillenaire.com/lire/lire.php?pid=503&art_ident=450

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Au cœur d’un hiver, il arrive parfois qu’on oublie la Vie alors qu’elle fourmille loin des regards, en silence et en secret, dans la pudeur de Son Mystère…
Et puis, l’humain amène la couleur de son visage, comme un printemps, chaque couleur étant nouvelle…
Et la désolation se transforme en acclamation !
Berceau nouveau d’un avenir meilleur, paix espérée pour la Terre entière…
La Nature, dans sa louange silencieuse, déployant ses accents au fil des saisons…
Réapprend à l’Homme… l’Amour !
Il suffit parfois d’un seul arbre, au tronc solide et aux racines profondes, aux branches qui acclament le Ciel et embrassent la Terre comme des bras qui s’ouvrent pour accueillir l’autre…
Il suffit parfois d’un seul arbre pour réapprendre à aimer la forêt…

Michèlle, le 26 septembre 2011

 

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Source  :  http://www.hommesdeparole.org [Phrase de la semaine]

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