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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 16:54

swamy1 Article rédigé à partir de conférences de Swami  CHINMAYANANDA


Swami Chinmayanandaji, bien que lui-même ait choisi d’être moine, avait beaucoup d’élèves et de disciples mariés, pères et mères de famille. Il encourageait certains à prendre cette voie, quand il savait que c’était celle qui favoriserait leur évolution spirituelle. Il a ainsi béni des mariages et des naissances. En maintes circonstances, Swamiji a donné des indications sur la façon de vivre une vie de famille harmonieuse, propice au cheminement spirituel. Cet article s’appuie sur des conférences données par Swamiji sur ce thème.

L’harmonie dans le mariage demande une réflexion sur nos devoirs, nos responsabilités et ce qu’est la relation entre mari et femme. Prendre une naissance humaine est un privilège, car c’est là que la Connaissance suprême, la réalisation du Soi, peut être atteinte.


La tradition indienne définit quatre périodes de la vie (ashrama) :

“brahmâchârya ashrama” jusqu’à 25 ans : c’est la période pendant laquelle l’enfant puis le jeune étudie, en vivant avec son maître. Le but de cette période est la formation de la personnalité, et pas uniquement une accumulation de savoirs. Ayant réfléchi grâce à l’enseignement du maître sur le sens de l’existence, le jeune est prêt ensuite à s’engager dans la vie. Si l’on transpose cela dans la vie moderne, il est clair que quelqu’un doit jouer auprès de l’enfant le rôle d’un maître : les parents doivent veiller à ce que les enfants reçoivent une éducation qui harmonise leur personnalité, qui les prépare à la vie, et pas seulement à un métier.


“grihasta ashrama”, la vie de famille : beaucoup entrent dans le mariage avec l’idée que leur partenaire va leur procurer la compagnie, la sécurité, le bonheur et plus encore, combler le vide de la solitude et les aspirations non satisfaites. Mari et femme attendent de l’autre la plénitude, mais chacun est incapable de la fournir, d’où les conflits. Mais celui qui a reçu l’enseignement spirituel d’un maître a une vision claire de la vie. Il sait que la joie vient de l’intérieur et non du monde extérieur. Avoir cette connaissance évite les attentes excessives à l’égard de l’autre.


“vanaprastha ashrama”, après 50 ans : une fois les enfants devenus adultes, dans le cas d’une famille élargie qui était la norme autrefois, le couple des parents passait toutes les responsabilités de la maisonnée à leurs enfants. Les anciens restaient avec leurs enfants pour les guider, les conseiller quand leur avis était sollicité, et les aider à travers les épreuves et les difficultés. Mais ils cherchaient ni à contrôler ni à interférer. Si l’on se transpose dans la société moderne où le concept de famille élargie n’est plus qu’un lointain souvenir, cette attitude des anciens peut être une précieuse indication sur la manière de vivre les relations avec des enfants devenus grands.


“sannyâsa ashrama” : ayant expérimenté le monde et ayant purifié son esprit tout au long de sa vie, l’individu entre ensuite dans la dernière phase de son pèlerinage terrestre (aux environs de 70 ans). C’est “sannyâsa ashrama”, dont le but pour un véritable chercheur spirituel est de transcender le cycle des naissances et des morts pour réaliser la nature véritable du Soi. Ce cheminement vers l’Unique est entrepris seul. A notre époque aussi, une fois que toutes les obligations nous ont quitté, le seul devoir qui nous reste est de vivre cette dernière étape en ne visant plus que l’essentiel. Accumuler les activités, les distractions, les connaissances de toutes sortes, comme c’est la tendance aujourd’hui, ne fait que nous détourner du But.

Chacun de ces quatre âges a un but précis, et le “grihasta ashrama” a ses propres mérites, souvent mésestimés.
Les individus engagés dans la vie de famille soutiennent et nourrissent les trois autres âges de la vie, financièrement, émotionnellement et spirituellement. Ils déploient de grandes sources d’énergie, au service de leur famille et aussi du monde. Ils sont le véhicule des traditions culturelles, des rituels, qui contribuent à la paix et à la prospérité du monde.
Le Seigneur Lui-même se manifeste sous la forme de chargés de famille : Krishna, Râma... Cela nous montre à quel point cette voie est bénie et pleine de trésors spirituels.

Mais comment développer une relation maritale et une vie de famille harmonieuses ?

 

Swamiji donne plusieurs recommandations :


1/ l’amour : l’amour par nature est un flot, qui doit partir à la fois de la tête et du cœur. L’accomplissement de cet amour entre mari et femme est réalisé quand les deux flots d’amour deviennent un. Dans l’union, il y a la grandeur. Quand chaque flot d’amour respecte la nature de l’autre, en dépit des obstacles, il n’y aura pas de conflit. Emotions et expériences diverses peuvent naître, mais le but doit être l’union des partenaires, et au-delà, l’union avec toute la création.

Swamiji insistait aussi sur la nécessité d’exprimer aux enfants l’amour, sans mesure ni restriction. L’enfant a besoin pour se développer de se sentir aimé, et il faut lui montrer. Quand cet amour s’exprime, il sera l’inspiration à travers laquelle la mère et le père pourront semer chez l’enfant les graines des valeurs positives et des qualités intérieures. Ils ont à cet égard une immense responsabilité, car ils sont les premiers « guru » de l’enfant dans le monde.


2/ la patience : chaque individu est une combinaison de qualités positives et négatives. Si nous attendons de l’autre qu’il soit parfait, nous sommes totalement irréalistes. Chaque partenaire doit aider l’autre à dépasser ses faiblesses. Reconnaître nos faiblesses nous aide à les corriger peu à peu. Aimer l’autre en dépit de ses faiblesses est le chemin de l’amour véritable.


3/ le soutien : quand l’un des partenaires se sent abattu, découragé, le devoir de l’autre est de le réconforter, de l’encourager et de lui redonner confiance à travers prières, paroles, actions.


4/ la communication : il faut exprimer l’amour ressenti en le disant et en le traduisant par le comportement. Cela doit venir vraiment du cœur. Remerciez votre conjoint devant les autres pour les autres l’apprécient et le respectent aussi. Chacun doit se sentir suffisamment à l’aise pour que la communication soit complète et ouverte, afin que les ajustements nécessaires soient faits ensemble et immédiatement. Une communication verbale claire ne doit laisser de place ni au ressentiment ni au doute quant au message transmis.


5/ l’introspection : « En tant que conjoint, ai-je pris mes responsabilités ? » L’auto-vérification et l’introspection sont nécessaires pour éviter les erreurs.

Swamiji insistait sur la communication entre les époux et sur le flot constant d’amour et de force qui devait s’écouler entre eux. Les époux doivent garder ce but noble au milieu des occupations du monde. Le mariage n’est ni une lutte de pouvoir, ni un jeu d’intimidation, ni un rapport de forces, mais l’union de deux êtres, où chacun doit trouver force, amour, soutien, encouragement et amour.

Dans l’Inde ancienne, les mots sanskrits qu’un mari utilisait pour s’adresser à sa femme étaient : « patnî », c’est-à-dire celle qui guide son mari dans le voyage de la vie ; « dharmapatnî », celle qui guide son mari sur le voie du Dharma (la droiture et la responsabilité) ; et « sahadharmacharinî », celle qui avance avec son mari sur la voie du Dharma. Ces termes montrent le statut élevé dont la femme jouissait alors.

Enfin, il faut ajouter que dans la tradition de l’Inde ancienne, le mariage était considéré comme sacré, car s’il était vécu avec une attitude et une compréhension justes, l’époux et l’épouse se soutenant mutuellement, il les conduisait au but ultime de la vie : la réalisation du Soi, la réalisation de Dieu.

 

Sources texte :

http://vedantaspiritualite.over-blog.com/article-la-vie-de-famille-1-par-brahmacharini-bhakti-45604780.html

http://vedantaspiritualite.over-blog.com/article-la-vie-de-famille-2-par-brahmacharini-bhakti-45605187.html

Source image : http://www.chinmaya-sanjose.org/new/swamichinmayanandahome.shtml

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 19:17

 

 

Source vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=m5dKvyOH0fQ&feature=related

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Source vidéo : http://www.youtube.com/watch?gl=FR&v=3MAiV2d4bRM

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 16:35

 

swami tejomayananda

 

J’ai lu un jour cette citation : “Si vous refaites chaque jour ce que vous avez toujours fait, vous obtiendrez toujours ce que vous avez déjà obtenu”.
Un homme ouvrait quotidiennement, à son bureau, son panier-repas et maugréait en y voyant le même sandwich chaque jour. Un ami lui suggéra une fois de dire à sa femme qu’elle pourrait lui préparer autre chose. Il répondit : “C’est moi qui prépare le panier-repas tous les jours !”
La plupart d’entre-nous agissent ainsi. Nous vivons nos vies de la même façon chaque jour et nous plaignons que rien n’a changé et que les choses ne s’améliorent pas. Nous continuons à entretenir agitations, ressentiments, chagrins et espérons avoir la paix et le bonheur ! Un homme qui était vraiment obèse se plaignait de ne pas arriver à perdre de poids. Mais il ne faisait aucun effort pour changer de régime ou faire du sport. En fait, le seul exercice qu’il pratiquait était de monter sur la balance et d’en descendre chaque jour. Comment un changement pourrait-il se produire si nous ne changeons pas notre façon de vivre ?


Changer la vie quotidienne


Si nous voulons vraiment changer nos vies, nous devons faire quelque chose pour y parvenir. Nous ne vivons pas notre vie par années ou par mois. Nous ne vivons qu’un seul jour à la fois. Nous pouvons faire des projets pour une année ou même une vie entière, mais nous ne pouvons vivre qu’un jour à la fois. C’est notre vie quotidienne qui doit être transformée si nous voulons changer nos vies. En fait, nous ne vivons qu’un instant à la fois. C’est pourquoi nos souvenirs se composent de moments de notre vie -instants de douleur ou de joie extrême, ou moments qui transforment la vie. Si nous perdons l‘un de ces instants précieux, il ne revient pas. Une occasion ne se présente pas deux fois. Si vous voulons changer nos vies, nous devons commencer par transformer ce jour, cet instant.
Dans le Shrîmad Bhagavatam (1) se trouve un beau verset qui dit comment améliorer nos vies :
“Les Veda (2), l’eau, les gens, le lieu, le temps, les actions, la naissance, la méditation, le mantra (3) et le samskâra (4) sont les dix facteurs qui déterminent notre personnalité.”
Dix facteurs sont donnés ici.
J’en expliquerai simplement les significations pouvant être aisément mises en pratique dans nos vies. Dans le contexte du Bhagavatam, ils ont un sens beaucoup plus profond.


Les Ecritures (Agama ou Veda)


C’est le premier facteur. Dans le contexte qui nous intéresse, on peut l’appeler la littérature. Le genre de livres que nous lisons et le genre de programmes
que nous regardons à la télévision, vont déterminer la structure de nos vies. Dans la génération des anciens, nous connaissons des gens qui ne pouvaient ni lire ni écrire, mais connaissaient par cœur les versets du Râmâyana (5). Ils mettaient en pratique la sagesse que recèlent ces versets dans leur vie quotidienne. Quant ils étaient confrontés à l’adversité, il considéraient que cela résultait de leurs actions antérieures et essayaient de corriger leurs propres erreurs. Ils ne sombraient pas dans la dépression et ne se précipitaient pas chez un psychiatre. Ce n’étaient pas des gens instruits, mais ils étaient allés à des satsang (6) et avaient appris de bonnes choses. Les Veda nous disent : “Puissent de bonnes pensées nous viennent de tous les côtés”. Ce que nous lisons ou entendons a un effet majeur sur notre mental. Si vous lisez des potins dans des magazines, ou des livres qui encouragent à vivre de façon matérialiste et sensuelle, si vous regardez des films illustrant la violence et le crime, cela aura véritablement un effet nocif et laissera des impressions toxiques sur votre mental. Nous devons veiller à ce que nos yeux et nos oreilles reçoivent de bonnes choses.


L’eau (apah)


Que buvons-nous ?. Certains boivent de l’eau minérale,
d’autres des boissons non alcoolisées ; il en est qui boivent de la bière pour étancher leur soif. Ce que nous mangeons et buvons a un effet manifeste sur notre corps et notre mental. Nous devons réguler notre consommation très soigneusement. Nous le savons tous, mais ne le mettons pas en pratique.
Nous devons nous rappeler régulièrement ces choses fondamentales, que nous oublions très facilement. Nous oublions aisément... Un patient dit un jour à un médecin en consultation : “Docteur, il y a deux choses qui ne vont pas : d’abord, j’oublie tout, je n’arrive pas à me rappeler quoi que ce soit.” Le médecin demande : “Et quelle est la deuxième chose ?”. Le patient interloqué demande : “De quelle seconde chose parlez-vous ?”…


Les gens (prajâ)


Nous devons ensuite considérer quels sont les gens qui nous entourent. On dit que nos fréquentations révèlent qui nous sommes. Notre famille, nos amis et nos collègues exercent une grande influence sur nous. Si nous fréquentons des joueurs, des gourmands ou des êtres matérialistes, nous deviendrons comme eux. Le mouvement pour l’indépendance de l’Inde a fait surgir de grands leaders, et sous leur influence et leur inspiration, la ferveur patriotique s’est largement développée. De même, la compagnie des saints et des sages nous fait grandir. Même dans les affaires de ce monde, par exemple la location d’une maison, nous essayons de choisir un bon environnement et évitons un voisinage bruyant ou sale. Ne devrions-nous pas faire particulièrement attention aux amis que nous choisissons ?
Les saints et les sages ont ceci de particulier : en leur compagnie, même les gens qui ont de mauvaises tendances deviennent bons ; et aussi les êtres saints ne perdent jamais leurs qualités positives, même s’il leur arrive d’être en relation avec des éléments négatifs. Tant que nous ne serons pas inébranlables comme eux, que nos qualités positives ne seront pas bien ancrées en nous, nous devons faire attention à nos fréquentations.


Le lieu (deshah)


Vous êtes tous venus dans cet ashram (7). Si vous vous rencontrez dans un hôtel, l’atmosphère sera différente. Chaque lieu a son ambiance propre, unique : une gare ferroviaire, un hôpital ou une salle de cinéma, invoquent en nous des choses différentes. Nous avons la liberté de choisir les lieux où nous allons. Nous devons prendre soin de choisir des lieux favorables aux qualités que nous voulons développer.


Le temps (kâlah)


Le temps est un facteur très important dans nos vies. En général, les gens ne semblent pas connaître l’art de gérer le temps. La façon dont nous utilisons notre temps peut transformer nos vies. La plupart d’entre nous passe son temps à essayer de rattraper son retard en accomplissant ce qui aurait dû être fait hier ! Le secret, c’est de commencer tôt. L’aube, brahma muhûrta (8), est très propice.
Plus tard dans la journée, nous nous livrons à des activités multiples ; c’est le temps de rajo guna (9). Le soir, nous nous sentons fatigués et tamo guna (9) prédomine. La nuit est faite pour le repos paisible, mais nous réagissons en fonction de nos samskâra (tendances). Le temps du matin peut être consacré à la méditation, aux exercices et à l’étude.
De nos jours, la façon de vivre en vogue est de s’engager dans des activités trépidantes la nuit et de se lever bien après onze heures. En fait, les gens en sont fiers. Quelqu’un a dit qu’il était un adorateur du soleil et qu’il avait l’habitude de se lever dès que les rayons du soleil touchaient son visage: la fenêtre de sa chambre était orientée à l’ouest !


Les actions (karma)


Le genre d’actions que nous accomplissons, va en fin de compte façonner nos vies. Même les animaux et les oiseaux travaillent pour apaiser leur faim. Le fait de travailler pour soi n’a rien de remarquable. Les êtres humains ont une autre qualité particulière : la capacité de travailler au servir des autres. Ils peuvent consacrer leur vie aux plantes et à l’environnement, aux animaux en danger. Sans l’homme, le règne végétal peut être prospère, mais l’homme ne peut survivre sans les végétaux. Et pourtant nous continuons à les détruire systématiquement. Si nous avons à couper un arbre, nous devrions en planter dix autres. Nous ne pouvons vivre sans eau, mais nous la gaspillons sans discernement. Un peu de réflexion peut changer nos vies. Nous pouvons faire le peu qui est en notre pouvoir pour aider les autres êtres humains. Si nous dépassons notre ego et nos motifs égoïstes et travaillons pour le bien du monde, pour un idéal plus élevé, nos vies seront transformées.


La naissance (janma)


Janma - notre naissance - ne dépend pas de nous, disons-nous. En fait, elle résulte de nos actions au cours de vies précédentes. Maintenant que nous sommes né en tant qu’être humain, nous devrions nous améliorer. A chaque instant, nous naissons à nouveau. Quand nous nous mettons en colère, un être coléreux est né. Quand nous sommes en paix, c’est un être paisible qui voit le jour. Quand nous nous sentons plein d’amour, un être aimant apparaît. Avec chaque pensée - de jalousie, d’avidité, de haine- un nouvel être naît. Si nous gardons cela en mémoire, nous ferons attention à la qualité de nos pensées. Chaque émotion peut être divinisée. Si vous devez vous mettre en colère, dit-on, que ce soit comme Lakshmana (10), dont la colère montait chaque fois que Râma était insulté. Ce n’est pas la peine de vous mettre en colère pour des motifs égoïstes, insignifiants.


La méditation (dhyâna)


Quand le mot dhyâna est utilisé, nous pensons généralement à la méditation. Mais ce mot indique aussi l’orientation de nos pensées, nos préoccupations, qui déterminent notre personnalité.
Des pensées orientées continuellement et régulièrement dans une direction donnée, façonneront notre vie. On devient médecin, ingénieur, leader politique ou artiste, parce que l’on maintenait ce but dans l’esprit. Si nous voulons améliorer la qualité de nos vies, nous devrions avoir un idéal plus élevé et travailler à l’atteindre. Il nous faut apprendre à choisir des valeurs au lieu d’objets de valeur, à maintenir fermement et courageusement nos principes. Si nous nous abaissons à faire des compromis, nous continuerons à tomber de plus en plus bas. Si vous ne vous tenez pas à quelque chose, n’importe quoi vous fera chuter. Nous devrions toujours nous souvenir de notre idéal, alors même que nous nous livrons à nos activités quotidiennes.


Le mot-symbole (mantra)


Le mantra, ce n’est pas seulement “Om Namah Shivâya“ que nous chantons. C’est aussi notre slogan, notre devise dans la vie. Quand nous sommes confrontés à des situations difficiles ou à une crise, cette devise, à elle seule, peut nous aider. Avec une conviction inébranlable, Lokamanya Tilak (11) a dit : “L’indépendance est mon droit absolu. Libérez l’Inde” : ce slogan a eu le pouvoir de motiver des milliers de gens. Swami Vivekananda disait “ Eveillez-vous, élevez-vous, ne cessez pas vos efforts tant que le but n’est pas atteint”. “Nous pouvons le faire, nous le devons”, disait notre Gurudev. La devise que nous choisissons nous garde inspirés.


Impressions, traces (samskâra)


J’ai lu un jour qu’il est facile de trouver des gens ayant une voiture (“a car” en anglais), mais qu’il est difficile d’en trouver sans “samskâr“ ! Les samskâra accumulées dans nos vies antérieures et les samskâra que nous avons développées dans notre vie présente font de nous ce que nous sommes. Les impressions et tendances dont nous avons hérité s’associent avec la culture, l’éducation et la formation que nous recevons dans cette vie pour façonner notre personnalité.
Ainsi, ces dix facteurs ont la capacité de changer nos vies. Si nous les gardons à l’esprit et régulons nos vies avec vigilance, nous pouvons nous changer et en accord avec nos aspirations.


NOTES


1- Shrîmad Bhagavatam : Un des Pûrana, attribué à Veda Vyâsa, qui est à la gloire du Seigneur Krishna, un des avatâr de Vishnu, et raconte tous les événements de sa vie.
2- Veda : Ecritures sacrées de l’Inde, fondées sur les expériences directes des sages.
3- Mantra : mot-symbole, phrase invoquant le Seigneur et exprimant Sa nature suprême.
4- Samskâra : impression, trace, influence laissée dans la matière subtile de l’esprit par une pensée, une action.
5- Râmâyana : épopée de l’Inde qui raconte la légende de Shrî Râma et exalte ses qualités.
6- Satsang : compagnie des sages, des saints, entretien spirituel.
7- Ashram : lieu où vit un sage.
8- Brahma muhûrta : période d’1h30 avant le lever du soleil.
9- guna : littéralement, “corde” ; les trois modalités ou composantes de la matière constituant aussi la substance des vâsanâa (impressions mentales, tendances profondes) de l’individu, et donc les tempéraments : tamas : principe d’obscurité, d’ignorance ; rajas : principe de passion, d’activité ; sattva : principe de luminosité, de connaissance.
10- Lakshmana : frère de Râma
11- Lokamaya Tilak : Bal Ganghadar Tilak était un leader populaire (lokmana veut dire “accepté par tous comme leader”) qui a été un réformateur social et un combattant pour l’indépendance de l’Inde.

 

Vous trouverez de nombreux autres articles, informations sur le Vedanta sur le site suivant http://www.chinmayafrance.fr/

 

Source texte : http://www.chinmayafrance.fr/07PUBLICATIONS/01LETTRE-CMF/articles-lettres/let33_dix_conseils.htm

Source image :http://saranaagathi.wordpress.com/saints-and-sages/of-modern-times/swami-tejomayananda/


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Au cœur d’un hiver, il arrive parfois qu’on oublie la Vie alors qu’elle fourmille loin des regards, en silence et en secret, dans la pudeur de Son Mystère…
Et puis, l’humain amène la couleur de son visage, comme un printemps, chaque couleur étant nouvelle…
Et la désolation se transforme en acclamation !
Berceau nouveau d’un avenir meilleur, paix espérée pour la Terre entière…
La Nature, dans sa louange silencieuse, déployant ses accents au fil des saisons…
Réapprend à l’Homme… l’Amour !
Il suffit parfois d’un seul arbre, au tronc solide et aux racines profondes, aux branches qui acclament le Ciel et embrassent la Terre comme des bras qui s’ouvrent pour accueillir l’autre…
Il suffit parfois d’un seul arbre pour réapprendre à aimer la forêt…

Michèlle, le 26 septembre 2011

 

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Source  :  http://www.hommesdeparole.org [Phrase de la semaine]

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