Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 19:23

 

"Le maître Tibétain Sogyal Rinpoché explique pourquoi la clé du bonheur consiste à transformer l'esprit."

 

-------------

 

Source vidéo et texte : http://www.youtube.com/watch?v=3owen_-qOus&feature=related

Repost 0
Published by Guimay - dans Sogyal Rinpoché
commenter cet article
17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 12:15

SORTIR DE LA SOUFFRANCE - (1/5) :  

compréhension profonde et moyens pratiques

pour inverser le processus de souffrance 

  - Conférence de Jacques Vigne

donnée le 7 mars 2006 au Centre Culturel Alpha

 ----------------

 

L'être humain, au fond, fonctionne mentalement comme un enfant qui essaie d'embrasser son image dans un miroir sans réaliser qu'il s'agit de lui-même. Il cherche son bonheur en l'associant faussement à toutes sortes d'objets, voire de gadgets extérieurs. La psychologie moderne bien comprise, et surtout le Yoga et la sagesse de l'Inde, donnent une compréhension profonde et des moyens pratiques pour inverser ce processus.

 

Reflet-dans-l-eau-copie-1.jpg La souffrance enveloppe toutes les élaborations mentales qu’on fait autour d’une douleur physique. Beaucoup à dire en médecine et en psychologie. Pour prendre un exemple précis, quand on fait des expériences sur les médicaments antalgiques, si moins de 50% ou 50% des gens sont améliorés par le médicament antalgique, mais pas plus, on pense que c’est l’effet placebo. C’est cet effet placebo qui peut faire diminuer la douleur. La souffrance évoque les anxiétés qu’on met autour de la douleur physique : devrai-je être opéré? Est-ce un cancer? Aurai-je de quoi payer les médicaments? Etc... Tout cela forme la souffrance humaine et tout le côté psychologique. La douleur ou la souffrance, cela permet de faire un éveil spirituel.

 

On peut commencer par une histoire zen que j’aime bien et qui va dans le vif du sujet. C’est un chercheur spirituel, un jeune moine, qui veut aller voir un maître dans la montagne, il a entendu dire que c’était un grand maître. Donc il y va, il frappe à la porte, le maître entrouvre la porte, le voit, le regarde des pieds à la tête et lui ferme la porte au nez. L’apprenti disciple est très vexé, blessé d’avoir fait tout ce chemin pour se faire fermer la porte au nez. Il redescend le petit sentier de montagne et comme souvent, quand on est en colère, il fait moins attention où il met les pieds et crac, il se cogne le petit doigt de pied sur une pierre bien aiguë. Ça lui fait un mal de chien. Et l’histoire dit qu’à cause de ce mal de chien, il a eu le « satori », l’éveil immédiat. (Rire) Cette histoire est très belle parce qu’il y a à la fois la combinaison de deux facteurs. Il y a une douleur physique à laquelle on ne s’attendait pas, et en général quand on a mal, on espérait toujours ne pas avoir mal et puis une influence spirituelle, l’influence du maître et les deux combinés, ça peut donner un éveil. Même si on n’est pas dans une relation de maître à disciple, le fait d’avoir des notions de vie spirituelle, ça aide à faire quelque chose d’utile avec la douleur.

 

En général, on ne rentre pas comme ça sur la voie spirituelle, il faut quelque chose qui vous pousse, un aiguillon, un peu comme l’éperon pour le cheval qui l’oblige à avancer et donc, ça peut être toutes sortes de choses. J’avais une conversation avec une Anglaise qui était venue en Inde à 19 ans et qui avait rencontré son maître sur les bords du Gange et qui était toujours là à l’âge de 50 ans, qui avait fait beaucoup de sadhanas ; on peut dire qu’elle était réellement avancée spirituellement. Quand elle parlait de son enfance, elle m’a dit, cela m’a frappé, « j’ai eu des souffrances dans mon enfance » ; puis elle s’est reprise et a dit : « non, au fait j’ai eu une adolescence tout à fait normale avec des petites déceptions. » Mais elle a réfléchi profondément sur ces petites déceptions et cela l’a mise sur la voie spirituelle, ou en regardant la télé, elle ne s’est pas dit, bon, on va continuer comme ça, on va chercher d’autres aventures ou se distraire en s’amusant ou en regardant la télé ou en faisant des jeux informatiques comme de nos jours, non, elle s’est dit il faut aller profondément. Qu’est-ce que c’est que la vie ? Pourquoi ai-je eu ces petites déceptions, ces problèmes de famille etc…Pourquoi ça ? Et en allant profondément, finalement elle a développé un sens spirituel qui s’est confirmé en Inde, elle a médité longtemps aux sources du Gange et maintenant elle est toujours sur les bords du Gange et beaucoup de gens viennent la voir pour lui demander des conseils.


Alors donc, ce qu'il faut comprendre, dans l'Orient et dans l'Inde en particulier, c'est que le bonheur est notre vraie nature. C'est affirmé de façon très solennelle dans la Taityria upanishad, c'est un texte très ancien, probablement écrit dans le sud de l'Inde, il y a la deuxième partie de cette Upanishad, qu'on appelle « Anandavali », « vali » ça veut dire partie et « ananda » ça veut dire félicité; et dedans on explique très clairement qu'au début, il y avait une masse de bonheur, et l'auteur pose cette question : qui vivrait, qui respirerait s'il n'y avait pas cet « ananda », cette félicité dans l'air? Donc pour ces mystiques très directs des Upanishads, cette félicité est répandue dans l'air et c'est elle qui nous permet de vivre, elle qui nous permet de nous développer. Et récemment, j'étais à Chennai, donc Madras, avec Desikachar, j'accompagnais un groupe là-bas, je les aidais à traduire aussi d'anglais en français, un groupe d'amis qui font du yoga avec Desikachar, c'est un professeur de yoga très connu, dans une tradition du sud de l'Inde, et on l'a vu une heure au début, il a présenté l'enseignement et il insistait sur le fait qu'on faisait du yoga pour être heureux, il est revenu à cet ananda et cela m'a fait rappeler que cet upanishad avait été écrite dans le sud de l'Inde, donc c'est toujours la même tradition qui continue 2500 ans plus tard, on revient à l'essentiel, donc à cette félicité.


Au fait on cherche tous le bonheur, mais on ne prend pas le bon chemin. Il y a une image que j'aime bien, qui est très simple, c'est celle de l'abeille. Vous avez vu l'abeille ou la guêpe, elles veulent aller vers les fleurs qu'elles voient dans le jardin quand elles sont à l'intérieur de la maison, mais elle se butent sur une vitre fermée, et même si la porte est ouverte, elles n'auront pas l'idée de battre en retraite, d'aller un peu de côté et passer par le porte grande ouverte pour pouvoir butiner les fleurs; au contraire, elles buteront toujours sur la même vitre et finalement elles mourront et on les trouvera le lendemain, mortes au pied de la vitre, si on ne pense pas à les libérer. Et ça, c'est le bon exemple de notre mental, on cherche le bonheur et c'est tout à fait juste de chercher le bonheur, mais comme on a une idée qu'il faut aller dans un certain sens, eh bien on bute sur une vitre et on n'y arrive jamais et à la fin on meurt, on se retrouve au pied de la vitre, sans avoir atteint ce bonheur, Et ce que dit l'Inde et le Bouddhisme aussi, c'est qu'il faut savoir battre en retraite, aller un peu de côté, passer par une porte grande ouverte pour arriver dans le jardin. Voilà, dans la Bhagavad-Gita on parle aussi beaucoup de la souffrance et comment s'en libérer, et on définit le yoga comme « dukham viyoga » en faisant un jeu de mots en sanscrit : yoga = union, viyoga veut dire séparation et dukha, ça veut dire souffrance. Cette souffrance au sens large est à la base de l'expérience humaine, et ça veut dire : la séparation de la souffrance; on a des causes de souffrance et avec le yoga on trouve le moyen de s'en séparer. Vous savez sans doute que le Bouddhisme aussi est fondé là-dessus. Le Bouddha a enseigné la souffrance et la voie hors de la souffrance, ce qui faisait dire à Nietzsche que le bouddhisme était la seule religion rationnelle de l'humanité puisqu'il parle d'une expérience que tout le monde a; même les enfants dans un cocon, d'une manière ou d'une autre, ils trouveront la souffrance sur leur chemin. Donc, il faut se demander quelles sont les racines de cette souffrance, chercher les remèdes et finalement se libérer de cette souffrance. Une autre définition du yoga c'est « samatvam », l'équanimité, l'égalité vis-à-vis de la souffrance et du plaisir, des émotions positives et négatives et ça on en reparlera quand on parlera de la méditation vipassana qui peut aider à aller au delà de la souffrance et du plaisir, car en psychologie populaire on se dit : je ne veux pas la souffrance, je ne veux que la joie, le plaisir, et en Inde on dit : c'est comme les deux faces de la même pièce et donc il faut aller au-delà, sinon quand on a un peu de plaisir, on a toujours la peur de la souffrance qui peut venir. Donc ce n'est pas une joie pure, c'est un plaisir avec de la peur autour...

 

(à suivre)

 

--------------

 

Source texte : VIGNE Jacques. Conférence : sortir de la souffrance [en ligne] (page consultée le 19 juillet 2011). Adresse URL : http://amis.univ-reunion.fr/amis/index.php?option=com_jevents&task=icalrepeat.detail&evid=350&Itemid=83&year=2006&month=03&day=07&title=sortir-de-la-souffrance&uid=93cf60a1fd51491097c2677c27f38058

Source image originale : http://www.flickr.com/photos/xyotiogyo/1356081311/ -

Photo de Romain

Contrat Creative CommonsCe(tte) oeuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Partage à l'Identique 2.0 France.

Repost 0
16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 07:45


"Sagesses bouddhistes poursuit sa rencontre avec Sa Sainteté Sakya Trizin, chef de la lignée sakyapa du bouddhisme tibétain, dans son centre européen à Kuttolsheim, en Alsace, réalisée en juillet 2010. Il évoquera plus particulièrement un thème qui lui est cher, la défense et la protection de l’environnement."

-------------
Source vidéo : http://www.dailymotion.com/video/xju5he_sagesses-bouddhistes-rencontre-avec-sakya-trizin-2eme-partie_webcam
Source texte : http://www.bouddhisme-france.org/sagesses-bouddhistes/emissions-sagesses-bouddhistes/article/rencontre-avec-sa-saintete-sakya-trizin-a-kuttolsheim-2-2.html
Repost 0
14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 16:02
  
"Sagesses bouddhistes vous propose une rencontre avec Sa Sainteté Sakya Trizin, chef de la lignée sakyapa du bouddhisme tibétain, dans son centre européen à Kuttolsheim, en Alsace, réalisée lors de sa visite en juillet 2010."
-------------
Source vidéo : http://www.dailymotion.com/user/vchristophe/
Source texte : http://www.bouddhisme-france.org/sagesses-bouddhistes/emissions-sagesses-bouddhistes/article/rencontre-avec-sa-saintete-sakya-trizin-a-kuttolsheim-1-2.html
Repost 0
14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 15:41

swami_satyananda_saraswati_.jpg

« Recevoir est naturel. Donner est plus difficile. La loi spirituelle consiste à donner. Le don exclut toute attente de recevoir. Ce que je reçois, je le donne encore et encore. Donner, donner, donner, c’est le plus haut des mantras ».

Swami Satyananda Saraswati

 

  --------------

 

Source texte : CLERC Isabelle. - Disparition de Swami Satyananda Saraswati [en ligne] (page consultée le 14 juillet 2011). Adresse URL : http://www.santeyoga.com/journal/showArticle/28

Source image : http://www.renaissance65.fr/yoga-nidra.html

Repost 0
14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 07:26

Jacques Vigne donne ici quelques conseils pratiques, sur la pratique et à l'attention des thérapeuthes. Mais tout un chacun sera aussi prendre ses conseils pour soi...

 

jacques-vigne--2--copie-1.jpg"Nous arrivons à la conclusion de cet article – pour le lire en entier, cliquez ici - sur la manière dont la sagesse peut soulager, voire guérir la souffrance psychotique. C'est le moment d'insister sur l'importance de la pratique pour les thérapeutes qui veulent avoir une approche spirituelle de la psychose. Il ne s'agit pas de devenir moine ou ermite dans une grotte, mais d'avoir l'habitude de s'asseoir régulièrement, peut-être deux fois par jour, et de faire dès que possible des périodes de retraite où l'on essaie d’être assis en méditation pendant le plus clair de la journée. Lire seulement deux ou trois livres de mystiques qui racontent leurs expériences et ensuite écrire soi-même un article ou un livre dessus en jargon psychanalytique ne fera pas l'affaire. C'est essayer de se faire croire qu'on peut tout comprendre avec des instruments intellectuels tout à fait inadaptés, et, surtout, sans pratique spirituelle personnelle. C'est aussi essayer de monter au sommet de la montagne mystique en traînant au pied le gros boulet de la psychopathologie. Si tant est qu'on réussisse même à commencer la montée, il y a toutes les chances de rechute en chemin. Je pensais déjà cela lorsque j'ai commencé à m'intéresser sérieusement à ces questions-là, avant même de débuter les études de psychiatrie il y a un quart de siècle, et je le pense doublement maintenant.

Rappelons les bases d'une pratique spirituelle : une compréhension large du pourquoi de l'effort d'intériorisation, l'entraînement à la concentration, la stabilité du corps et la capacité de tenir le coup dans l'assise pendant des durées déterminées et ce de façon régulière, accompagnée de la ferme résolution d'améliorer sa vie globalement. S'asseoir régulièrement et expérimenter jour après jour par soi-même la difficulté qu'il y a à amener le mental au silence donne de l'humilité et du réalisme. On descend de son piédestal de psychothérapeute qui sait tout pour s'asseoir dans l'humilité du coussin de méditation.

En plus de cette pratique, un vrai contact avec des représentants avancés de traditions spirituelles est également important. S'il n'est pas là, les spécialistes de santé mentale risqueront fort de parler ou d’écrire sur la spiritualité de façon théorique, pour ne pas dire imaginaire. Heureusement, il y a des choses qui bougent dans ce sens, le Dalaï-lama a été invité à présider un congrès de neurosciences avec 30 000 scientifiques à Washington en octobre 2007, et il a eu toute une série de dialogues avec des savants, en particulier dans le domaine de la psychologie moderne, qui ont été publiés sous le titre par le Mind and Life Institute. (par exemple Healing Emotions).

De façon générale, il faut savoir que les théories psychologiques ont leur utilité, mais on ne doit pas croire qu'elles sont le propre de l'époque moderne, il y en a déjà eu beaucoup qui se sont succédées, qui ont eu leur heure de gloire et qui se sont évanouies comme brume au soleil. Du point de vue de la pratique spirituelle, elles n'apportent pas d'aide décisive. À ce propos, souvenons-nous, pour conclure, de cette image de Râmana Maharshi : il explique que le Soi est comme une salle immense, et que les théories psychologiques sont comme des paravents qu'on y installerait : certains préfèrent pousser ces paravents plus d'un côté, certains autres plus de l'autre, mais cela ne change rien au volume même de la salle."

Vigyânânanda (Jacques Vigne), Dhaulchina (Himlayas), novembre 2008

 

Source image : http://www.temoignages.re/petit-atelier-philo,50739.html

Source texte : VIGNE Jacques. - Ce en quoi la sagesse peut aider à sortir de la souffrance psychotique [en ligne] (page consultée le 14 juillet 2011). Adresse URL : Source image : http://www.temoignages.re/petit-atelier-philo,50739.html

 

Repost 0
11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 08:33


Source vidéo : http://www.dailymotion.com/video/x5e6nj_3-3-zen-ici-et-maintenant_travel
Repost 0
10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 09:20

Savasana : une des postures les plus importantes du yoga

- par Robert Nilsson 

 

En yoga il est paradoxal que les techniques les plus avancées et les plus profondes sont tellement simples de sorte que si vous lisez simplement les instructions dans un livre il y a peu de chances que vous obteniez une véritable expérience. Il vaudrait mieux à un moment ou un autre contacter un yogi aux alentours qui enseigne ici et maintenant.

savasana-copie-1.jpgSavasana, la « posture du cadavre » peut vous sembler tellement simple que vous vous dites : « bien sûr, j'ai fait ça toute ma vie ». Mais savasana, consistant à être allongé complètement immobile sur le dos, ce n'est pas la même chose qu'être affalé devant la télé ou somnoler sur un sofa (il se peut que ce ne soit pas mal non plus). Ce qui diffère dans l'expérience de savasana, c'est votre degré de vigilance. Au lieu de laisser vagabonder vos pensées comme d'habitude, de rêvasser, peut-être de planer un peu, ici vous devez maintenir votre attention fixée sur le corps totalement immobile.


Savasana, peut être utile dans les cas de stress, d'insomnie, ou de nervosité etc, mais il n'est pas nécessaire de souffrir de ces afflictions pour bénéficier de cette technique. Par exemple en fin d'après–midi, après une longue journée de travail, savasana peut être un bon moyen de donner au corps et au système nerveux un repos bien mérité. Au lieu de vous recharger par des moyens artificiels donnez vous un repos conscient, alors votre énergie et inspiration renaîtront spontanément.

         

Intégrée aux exercices physiques de yoga, savasana joue aussi un rôle important mais on l'utilise de façon légèrement différente. Vous commencerez toujours un programme de yoga physique par la posture sur le dos pendant un moment tandis que vous faites l'expérience de votre corps et votre respiration qui se calment. Un programme de yoga comprend plusieurs postures par paires se complétant, c'est-à-dire une posture en avant, une posture en arrière. Après une série de postures comme cela, faites savasana, avant de continuer la série suivante.


Ne confondez pas savasana et yoga nidra, état profond de relaxation et de méditation, qui se fait également en position allongée immobile sur le dos. En yoga nidra votre attention est soutenue d'une façon beaucoup plus dynamique. En écoutant les instructions du professeur ou à partir d'un enregistrement votre conscience est guidée à travers le corps, sur la respiration, sur diverses images et symboles à un rythme assez vif mais calmement.

Ceci entraîne une profonde relaxation. Chaque fois que vous vous perdez dans une pensée ou que vous oubliez ce que vous êtes en train de faire, les instructions vous récupèrent et vous ramènent à la technique. Ainsi, yoga nidra, même pour des débutants, s'avère facile pour entrer en relaxation profonde. Il vaut mieux avoir déjà fait l'expérience de yoga nidra pour mieux apprécier savasana.
Si vous faites de la méditation savasana peut enrichir votre méditation puisque la capacité à rester immobile est le critère requis si vous voulez vraiment aller en profondeur. Vous pouvez trouver aussi diverses techniques de méditation où vous méditez sur l'état d'immobilité.


Dans la posture de savasana vous maintenez tranquillement l'expérience de tout le corps étendu immobile. Quelques fois quand vous commencez savasana vous pouvez être agités. Alors, vous pouvez utiliser la conscience du souffle pendant une minute juste au début dix minutes, ceci de façon à approfondir l'état. Mais seulement une minute. Savasana est silence, le corps ne fait pas de bruit, il est complètement immobile, pas un doigt ne bouge. C'est une expérience de parfaite immobilité dans tout le corps.


La technique : Etendez vous sur un matelas ou une couverture à même le sol, pas sur le lit ni sur le sofa. Etendez vous de tout votre long sur le dos, les pieds légèrement écartés et les bras confortablement étendus le long du corps ; si vous le jugez nécessaire vous pouvez vous couvrir d'une légère couverture. Prévoyez seulement dix minutes de façons que vous ne serez ni endormis ni impatients.
Prenez conscience du corps, de tout le corps, de l'immobilité dans le corps et restez ainsi dans cette expérience. Même si vous avez envie de bouger le corps ou de vous gratter ou autres, résistez à cette impulsion et demeurez immobiles, complètement immobiles. Si votre concentration se relâche, ce qui se produit normalement à un moment ou un autre, et quelque chose d'autre attire votre attention ce n'est pas grave, laissez faire. Mais dès que vous vous rendez compte du dérangement lâchez prise et revenez aussitôt à l'expérience de l'immobilité. Cela peut arriver plusieurs fois ; fermement mais patiemment revenez chaque fois à la technique.


Astuce : Essayez aussi d'expérimenter l'immobilité du corps dans d'autres situations par exemple là ou vous êtes assis juste maintenant, fermez simplement les yeux et sentez l'immobilité dans tout le corps pendant quelques minutes. Ou bien, faites cela en posture de méditation. Vous pouvez aussi vous fatiguer au travail ou aux sports et ensuite immédiatement après vous vous allongez complètement immobile dans la posture de savasana.

Ce texte est publié avec l'aimable autorisation de L'Ecole de Yoga et de Méditation. Sur leur site, vous pouvez consulter plusieurs articles intéressants traitant de la pratique du yoga telle que retransmise par Swami Janakananda. Pour cela, cliquez ici.

------------

 

Source texte et image : NILSSON Robert. Savasana : une des postures les plus importantes du yoga [en ligne] (page consultée le 10 juillet 2011). Adresse URL : http://www.yogaetmeditation.fr/bindu/savasana.html

Repost 0
Published by Guimay - dans Textes divers
commenter cet article
10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 06:35

Pelerin-version-blog-copie-2.jpgVoici ce qu'écrivait Swami Ramdas, maître indien du 20 ème siècle dans le livre Entretiens de Hadeyah : "Ramdas reçut de son guru, qui n'était autre que son propre père, le mantra suivant : Om Shrî Râm, Jaï Ram, Jaï, Jaï Ram, ce qui signifie Om, Seigneur Rama, gloire à Rama, gloire, gloire à Rama. Après l'avoir reçu, il sentit que ce n'était pas lui qui le possédait, mais que le mantra s'était emparé de lui. Il le répétait constamment, et dans cette répétition, goûtait la joie et la paix parfaite. Cela est dû à la grâce divine; Sans elle notre mental ne se tourne pas vers Dieu, et si elle ne le fait pas, nous ne pourrons trouver la douceur dans le Nom. Le mental vagabonde et si vous le répétez distraitement, vous n'y trouverez aucun profit. Il faut donc, au moyen du Nom, atteindre notre conscience profonde, et sentir partout la présence divine... Ramdas peut vous le dire en toute assurance : il a vu tant d'êtres luttants avant d'arriver à la réalisation, sans arriver à détruire entièrement leurs mauvais désirs ! Mais grâce à la répétition du mantra donné par votre gourou, vous rendrez votre mental aussi pur que du cristal. Vous pouvez voir Dieu, le sentir, avoir en lui le mouvement et l'être. Et cet état béatifique peut être atteint par le pouvoir du Nom, répété avec amour et foi...

Que votre buste soit bien droit. Fermez les yeux et dirigez votre regard intérieur vers le centre entre les yeux ou vers celui du coeur. Répétez le mantra de votre gourou.

Une précaution consiste, une fois assis, à ne pas raidir le corps; pas de tensions, pas d'efforts du cerveau, ni de méthode de force pour la maitrise des pensées. Assis commodément, le corps et le mental détendus afin que la pensée de Dieu puisse graduellement descendre dans le mental et mettre fin à son agitation. Peu à peu vous sentirez que le mental est dissous dans le Divin et qu'il est devenu Lui."

 

Source image originale : http://www.blogg.org/blog-80144-page-_swami_ramdas__carnet_de_pelerinage-1418.html

Repost 0
Published by Guimay - dans Swami Ramdas
commenter cet article
10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 06:19


Source vidéo : http://www.dailymotion.com/video/x5e70i_2-3-zen-ici-et-maintenant_travel


Repost 0

A Propos Du Blog

  • : lescheminsdelasagesse.over-blog.com
  • lescheminsdelasagesse.over-blog.com
  • : Un blog dédié à la recherche spirituelle et au sens sacré de la vie, à tout ce qui contribue à faire de nous de meilleurs êtres humains et à nous réconcilier avec le moment présent.
  • Contact

Citation de la semaine

banderolle-mini-ligne-de-fleurs41.gif

 

Au cœur d’un hiver, il arrive parfois qu’on oublie la Vie alors qu’elle fourmille loin des regards, en silence et en secret, dans la pudeur de Son Mystère…
Et puis, l’humain amène la couleur de son visage, comme un printemps, chaque couleur étant nouvelle…
Et la désolation se transforme en acclamation !
Berceau nouveau d’un avenir meilleur, paix espérée pour la Terre entière…
La Nature, dans sa louange silencieuse, déployant ses accents au fil des saisons…
Réapprend à l’Homme… l’Amour !
Il suffit parfois d’un seul arbre, au tronc solide et aux racines profondes, aux branches qui acclament le Ciel et embrassent la Terre comme des bras qui s’ouvrent pour accueillir l’autre…
Il suffit parfois d’un seul arbre pour réapprendre à aimer la forêt…

Michèlle, le 26 septembre 2011

 

banderolle-mini-ligne-de-fleurs41

 

Source  :  http://www.hommesdeparole.org [Phrase de la semaine]

Rechercher

Archives