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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 19:08

Voici une première partie des "Entretiens de Confucius" dont je publierais régulièrement le texte. Je pourrais bien sur tout publier maintenant mais par experience, les textes denses sont souvent déroutant et leur lecture qui ne peut se faire que par étapes afin de s'en imprègner, nécessite persévérance et motivation pour en venir à bout. Alors pour tous ceux qui comme moi ont tendance à se laisser décourager devant ces montagnes que sont parfois ces grands textes  de spiritualité je vous propose de vous donner rendez-vous régulierement pour un instant de lecture spirituelle. Et qui sait par petites étapes vous pourriez aller beaucoup plus loin que vous ne l'imaginiez.

 

 


Entretiens de Confucius

 

 

Les Entretiens de Confucius
Confucius
Publication:
Source : Livres & Ebooks

 

 

Les commentaires traditionnels en italique contenus dans le corps du texte sont attribués à Tchou Hsi (1130-1200) de la dynastie des Song. Certaines notes, indiquées (MBC), sont deMuriel Baryocher-Chemouny.

 


avant-propos du traducteur


Ce livre contient les enseignements de Confucius, les questions et les réponses qui ont été faites sur l’étude de la sagesse et le gouvernement de l’État dans les entretiens du Maître avec ses disciples, avec les princes et les ministres de son temps, et qui ont été écrites par ses disciples. Voilà pourquoi ce recueil est intitulé littéralement « Explications et Réponses ».


LeMaître K’oung était de la principauté de Lou. Son nomde famille était K’oung, son nom propre K’iou et son surnom Tchoung gni. Son père Chou leang Ho avait d’abord épousé une fille de la famille Cheu, qui lui avait donné neuf filles, mais pas de garçon. Il avait eu d’une femme de second rang un fils, nommé Meng p’i, qui était boiteux. Ensuite il demanda en mariage une fille de la famille Ien. Cette famille, qui avait trois filles, lui donna la plus jeune, nommée Tcheng tsai. Tcheng tsai, ayant prié sur le mont Gni K’iou, donna le jour à Confucius, qui pour cette raison fut nommé K’iou.


Avant sanaissance, à K’iue li, son pays natal, une licorne vomit un livre orné de pierres précieuses. On y lut ces mots : « Un enfant, formé des parties les plus subtiles de l’eau, soutiendra l’empire ébranlé de la dynastie des Tcheou et sera roi sans couronne. »La mère de Confucius fut étonnée de ce prodige. Avec un cordon de soie, elle lia par la corne le mystérieux animal, qui disparut au bout de deux nuits.


La nuit de sa naissance, deux dragons entourèrent le toit de la maison. Cinq vieillards, qui étaient les essences des cinq planètes, descendirent dans la cour. Auprès des appartements de la mère, on entendit le chant du Céleste Potier. Des voix dans les airs prononcèrent ces mots : « Le Ciel influencera la naissance d’un fils saint. »

 

 

Chapitre I


I.1. LeMaître dit : «Celui qui étudie pour appliquer au bon moment n’y trouve-til pas de la satisfaction ? Si desamis viennent de loin recevoir ses leçons, n’éprouvet-il pas une grande joie ? S’il reste inconnu des hommes et n’en ressent aucune peine, n’est-il pas un homme honorable ? »

 

I.2. Iou tzeu dit : « Parmi les hommes naturellement enclins à respecter leurs parents, à honorer ceux qui sont au-dessus d’eux, peu aiment à résister à leurs supérieurs. Un homme qui n’aime pas à résister à l’autorité, et cependant aime à exciter du trouble, ne s’est jamais rencontré. Le sage donne son principal soin à la racine. Une fois la racine affermie, la Voie peut naître. L’affection envers nos parents et le respect envers ceux qui sont au-dessus de nous sont comme la racine de la vertu. »


I.3. Le Maître dit : « Chercher à plaire aux hommes par des discours étudiés et un extérieur composé est rarement signe de plénitude humaine. »


I.4. Tseng tzeu dit : « Jem’examine chaque jour sur trois choses : si, traitant une affaire pour un autre, je ne l’ai pas traitée sans loyauté ; si, dans mes relations avec mes amis, je n’ai pas manqué de sincérité ; si je n’ai pas négligé de mettre en pratique les leçons que j’ai reçues. »


I.5. Le Maître dit : « Celui qui gouverne une principauté qui entretient mille chariots de guerre doit être attentif aux affaires et tenir sa parole, modérer les dépenses et aimer les hommes, n ?employer le peuple que dans les temps convenables*.


I.6. Le Maître dit : « Un jeune homme, dans la maison, doit aimer et respecter ses parents. Hors de la maison, il doit respecter ceux qui sont plus âgés ou d’un rang plus élevé que lui. Il doit être attentif et sincère dans ses paroles ; aimer tout lemonde,mais se lier plus étroitement avec les hommes d’humanité. Ces devoirs
remplis, s’il lui reste du temps et des forces, qu’il les emploie à l’étude des lettres et des arts libéraux. »


I.7. Tzeu hia dit : « Celui qui, au lieu d’aimer les plaisirs, aime et recherche les hommes sages, qui aide ses parents de toutes ses forces, qui se dépense tout entier au service de son prince, qui avec ses amis parle sincèrement, quand même on me dirait qu’un tel homme n’a pas étudié, j’affirmerais qu’il a étudié. »


*Afin de ne pas nuire aux travaux des champs.

 

Source texte : http://www.livres-et-ebooks.fr/auteur/Confucius-103

Source image : http://gbraeme.free.fr/BLOG2/index.php/post/2008/04/14/Les-Entretiens-de-Confucius

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Published by Les chemins de la sagesse - dans Confucius
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Au cœur d’un hiver, il arrive parfois qu’on oublie la Vie alors qu’elle fourmille loin des regards, en silence et en secret, dans la pudeur de Son Mystère…
Et puis, l’humain amène la couleur de son visage, comme un printemps, chaque couleur étant nouvelle…
Et la désolation se transforme en acclamation !
Berceau nouveau d’un avenir meilleur, paix espérée pour la Terre entière…
La Nature, dans sa louange silencieuse, déployant ses accents au fil des saisons…
Réapprend à l’Homme… l’Amour !
Il suffit parfois d’un seul arbre, au tronc solide et aux racines profondes, aux branches qui acclament le Ciel et embrassent la Terre comme des bras qui s’ouvrent pour accueillir l’autre…
Il suffit parfois d’un seul arbre pour réapprendre à aimer la forêt…

Michèlle, le 26 septembre 2011

 

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Source  :  http://www.hommesdeparole.org [Phrase de la semaine]

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